Chiens Ecrases (T.S.P.)
 



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http://20six.fr/thesamproject

Hébergé par 20six.fr



 
Et un autre rendez-vous

Pour les quelques égarés qui traîneraient encore sur ce blog défunt, un dernier message pour la route :

Pour la vie du Sam : http://www.chiensecrases.net
Pour l'oeuvre du même : http://www.grelibre.info


A bientôt là-bas
[Edit, deux ans et une vie plus tard : maintenant, c'est ici ]
3.11.05 03:08


Ce n'est qu'un début



Bonnes gens, après plus d'un mois d'une absence aussi cruelle
qu'inexcusable, j'ai le plaisir de vous annoncer la naissance d'un
nouveau blog, beau, neuf, et tout.



Ca se passe à http://www.chiensecrases.net, et c'est bien.



Du coup, ici, c'est fini. Bye 20six, bonjour nom de domaine et autres nuits blanches à trimer sur des pages de code.



A bientôt là-bas.


15.6.05 14:19


Brèves de glandoir

C'est le bordel avec mon abonnement 20six, mon
provider ne veut plus accéder au serveur de mon ftp, et j'ai encore
rien foutu de l'aprèm'. Ca me donne envie de verser dans le post
satirique, comme dans le temps.




A droite Villepin et Raffarin nous rejouent Ripoux contre ripoux sous l'oeil ahuri d'un Chirac tellement décrédibilisé qu'il n'en ose plus se montrer à moins de 5000 kms de Paris. Et sous celui, goguenard,
d'un Sarkozy dont les dents ont depuis longtemps dépassé le niveau du
sol, au point qu'on pourrait s'en servir pour ratisser les jardins de
Neuilly. A gauche,on célèbre les cent ans du PS dans le sang et les
tripes, et on s'interroge sur le retour du Raoul Volfoni socialiste, Lionel Jospin. Le grand retour du Politis Interruptus, l'homme qui a dit "mais-eu". Et Il n'est pas content, Yoyo la terreur : "tenir
pour rien le vote des militants et s'affranchir de nos règles communes
me paraît davantage inspiré par l'individualisme et le libéralisme,
stigmatisé par ailleurs, que par l'esprit collectif qui est le propre
du socialisme"
. Moi, je serais Fabius, je serais pas tranquille... Et c'était que l'aller, le retour était pour Marie-Georges Buffet : «Il
ne reste aujourd'hui rien de la Révolution d'octobre, si ce n'est la
restauration du capitalisme et le retour à l'autoritarisme»
. Joyeux anniversaire, sinon, les gars. Et au cas où, dans à peine 24 mois, ce sera les 10 ans de la Gauche Plurielle...



En parlant de baffes, comme disait l'un des gladiateurs à la rose, Jack Lang, Fillon
vient de s'en prendre une belle, et au Conseil Constitutionnel, qui
plus est. Une partie de sa loi, dont toutes les conclusions extraites
de la mission Thélot et censées définir l'action des deux ans à venir,
ont été censurées par les sages. La classe totale, c'est le cas de le
dire, après deux mois d'agitations lycéennes. Agitations traitées avec efficacité
par les troupes du futur premier ministre, les mêmes qui n'avaient pas
bougées quand les racailles ont déferlé sur la manifestation parisienne
début mars.
L'apprentissage de la politique, ça s'appelle. C'est un genre de stage
de sensiblisation à fermer sa gueule. Il faut donner des valeurs à la
jeune génération.
25.4.05 20:25


Le péril blog

Un conclave de blogueurs au Sénat aujourd'hui, et une chronique France Info qui tourne en boucle et qui agace un peu.

[J'ai commencé le post ce matin, je le termine maintenant. Donc le récit de la conférence est ici]



Certes, ladite chronique
cesse (presque) enfin de réduire le blog au cliché fatiguant du "journal intime sur Internet", mais
l'ensemble marque encore une certaine méconnaissance de l'objet weblog.
Ainsi, l'investigateur de la rencontre, le très controversé Loïc Lemeur,
"
artisan" de Typepad et de MovableType, seul interview du sonore de
France Info, met en avant l'aspect business du blog, et le fait qu'on
puisse en vivre.... Ce qui reste relativement rarissime, en France du
moins.

Je ne blâmerais pas M. Le Meur de sa phrase, il a certainement dit d'autres choses. Et cette rencontre au Sénat
est avant tout axée sur les usages "corporate" du blog, ce qui explique
l'angle médiatique choisi. Qui me gêne cependant un peu aux
entournures, notamment de la part de médias qui ne cessent de mettre en
place leurs propres systèmes de weblogs (lemonde.fr, libération, ), à
des fins le plus souvent marketing, de ciblage de leur lectorat. Les
blogs, presque autant que les journaux gratuits, posent la question des
nouveaux modèles d'information, et inquiètent au plus haut point des
journalistes dont la précarisation et la dévalorisation sociale ne
cessent de s'accroître.

Il y a un mois, nous avions fait venir
à Grenoble Ignacio Ramonet, dans le cadre d'une conférence sur
l'observatoire mondial des médias. Et il ne cessait de nous dire qu'un
nouveau modèle de journalisme était à inventer. Depuis, sans être fans de base de Ramonet, on cherche
désespérément ce modèle ( notamment pour l'appliquer à ce projet de
site d'info indépendant grenoblois dont j'avais déjà parlé...) Comment
rester indépendant avec de la pub ? Qui n'est, qui plus est, fructueuse
qu'à partir d'énormément de visites par jour ? Il paraît évident qu'un
contenu payant ne rencontrerait aucun succès sur Internet, sans même
parler du papier

D'où les relations étranges entre le journaliste et le bloggeur (voir le ton de cet article de l'Huma,
par exemple). Le premier ne risque pas de donner une crédibilité au
second, puisqu'il admettrait qu'il fait son travail gratuitement. Et
nombre de mes lectures blogguiennes sont tout autant, sinon plus
crédibles que des chroniques journalistiques sur les mêmes thèmes.

Reste
que ce sont des chroniques là où on pourrait faire des reportages.
Peut-être que l'info de commentaire à la française a vécu. Place aux
faits, pour lesquels il faut bien que des types comme moi aillent sur
le terrain les recueillir. De plus en plus vite, et de moins en moins
bien, paraît-il.

Il y a au moins un truc qui me rassure : il paraît que le weblog aussi, c'est foutu (via Versac) .....
25.4.05 18:22


Paperies en gros

Je ne suis pas le premier sur l'info, ni sur la photo à la c... La thématique habemus Papam a été amplement abordée chez Phersu et Emmanuel, mieux que je ne saurais le faire... Mais c'est ce qu'on appelle dans la profession un maronnier. Aussi n'y couperais-je point.

Et tout d'abord, une photo (merci Hugo) :


Bon, ça c'est fait. Maintenant qu'on a bien ri, on peut passer à la bio.




Der Panzercardinal est devenu pape. Le surnom donné à Benoît XVI aura
acquis un fond de vérité à voir comment c'est déroulé ce
conclave-éclair, duquel est sorti pape celui qui y était entré favori.
Il faut croire que l'Eglise catholique aura au moins pris cela à cette
modernité à laquelle elle n'est pas prête de succomber, au vu du choix
qu'elle vient d'exprimer.

Benoît XVI, alias Joseph Ratzinger, a
78 ans. Il est allemand, fils de policier, et originaire d'un charmant
village de Bavière où il milita jadis (de force, selon lui) aux fameux hitlerjungend,
les scouts nazis. Ce n'est qu'un prélude. Il se retrouve ensuite
brièvement mobilisé dans l'infanterie de la wermarcht, avant d'être
fait prisonnier jusqu'en 1945. Précoce, Joseph s'engage dans la voie
cléricale en même temps que son frère Georg, en 1951. Devenu docteur en
théologie, il l'enseigne à partir de 1959, et choisit de ne pas exercer
de charge paroissiale. Il participe au Concile Vatican II dans les valises de l'évèque de Cologne, et y évoque même... le célibat des diacres.

Le Joseph des années 60 se montre tenté par le réformisme, mais retourne sa veste devant les audaces de Hans Küng
à Tübingen, où il enseigne à partir de 1966.  Il qualifie de
"tentation nihiliste" les avancées proposées par Küng, et fonde la
revue Communio
pour faire pendant à celle des disciples de Küng, Concilium. L'idée du
déclin de l'église ne va dés lors cesser de le hanter. Nommé Archevèque
de Munich, puis cardinal en 1977, il est propulsé au Vatican dans le
sillage de son ami Karol Vojtila, quand ce dernier devient Souverain
Pontife, en 1981. Durant 23 ans, Joseph dirige la Congrégation pour la Doctrine de la Foi,
nom préféré à partir de Vatican II à celui de Sacrée Congrégation du
Saint-Office, ou encore Sacré Congrégation de l'Inquisition Romaine
Universelle", de sinistre mémoire. Sans cesse maintenu dans ses
fonctions, et ce même après qu'il  ait franchi la limite d'âge de
75 ans, Joseph est le fidèle bras armé de Jean-Paul II. Il s'en donne à
coeur joie pour purger la pensée catholique de ses influences marxistes
(Leonardo Boff...) et autres.

Considéré
unanimement comme un brillant intellectuel, il se montre également un habile politicien
lorsqu'il s'agit de gérer la fin de règne de Jean-Paul II. Son
influence sur le Vatican connaît un point d'orgue en 2000, lorsque le
bon Joseph porte un coup de frein décisif au dialogue interreligieux
prôné par le pape Wojtyla, en refusant de reconnaître le caractère
d'Eglise aux Protestants. En 2004, il prend officiellement position
contre l'intégration de la Turquie à l'Union Européenne. Lors de
l'élection présidentielle américaine, il ordonne aux évèques américains
de refuser la communion aux politiciens acceptant l'avortement. Des
implications séculières décriées, signes pour certains d'une fermeture
d'esprit endémique.

Comme le déclare le pasteur Gilles Daudé,
"le fait de le choisir [...] si rapidement montre que l'Eglise n'a
personne d'autre"
. Du moins le clan conservateur. Durant les deux jours
du conclave, Ratzinger a réussi l'exploit de neutraliser tant l'Opus Dei
que les tendances réformistes de l'Eglise, jusqu'à rester seul en lice.
Accusé par certains de manquer de charisme, le désormais Benoît XVI a
voulu montrer qu'il est un homme du XXIe siècle : hier, il a envoyé un
sms

aux abonnés italiens de l'opérateur TIM. Ce qui ne change pas le fond
de sa pensée, mais donne à réfléchir sur le poids grandissant de la
communication, même au sein de l'église catholique romaine.



22.4.05 19:58


Retour, abondance et prolixité

Encore une
absence en forme de trou noir de 15 jours. Encore beaucoup de choses
faites, et beaucoup d'autres à faire. Encore du sang, de la sueur et
des larmes. Pas beaucoup cependant.


Un
nouvel acte de contrition en perspective après cette inqualifiable
absence, dont vous connaissez peu ou prou les raisons. Si prou, voici
un petit check list du mois écoulé, multifonctions (il fait sommaire
aussi) :

 - Côté crise masterienne, après une nouvelle salve de lettres recommandées et autres mails bien sentis, il semble qu'on
serait en passe de gagner, ou en tous cas de mettre un sacré coup de
pied dans l'establishment universitaire. Conseil d'Administration
exceptionnel rien que pour nous le 29 avil, en présence de nos
représentants et des professionnels. Ca va être saignant. Plus quelques
extras encore top secrets... Patience.

 - En attendant,
on bosse (un peu), et on fait même, attention les yeux, du vrai
journalisme. Comme vous pouvez le voir en allant vous délecter de ma
prose baveuse ici, ou encore .

 -
Et puis, comme si ça suffisait pas, on fait aussi des reportages photo.
L'instant décisif, y a que ça de vrai. C'est pour cela que j'ai choisi
un sujet chaud : La Suisse, et le Cully Jazz Festival, que vous pouvez
admirer ici dans toute leur splendeur.



 - Accessoirement, aussi, j'oubliais presque l'info de la semaine
: me voilà de nouveau contraint, par défection colocatienne, de
reprendre mon baluchon et de changer d'appartement.

 -
Mais tout cela serait un peu simple, si on avait pas non plus lancé ce
projet de site d'info indépendant grenoblois, actuellement en
construction. Il faut avoir de l'ambition dans la vie, et la mienne se
sentirait quelque peu à l'étroit dans une rédaction locale de PQR (avec
beaucoup de vraie vanité). Ce qui explique que la redirection chiensecrases.net ne marche plus pour ce blog, puisqu'elle sert de banc d'essai.... Je ne despère pas


 - Ceci étant, je me devais, en ce 21 avril naissant, d'un
updatage de weblog trop longtemps retardé. Voilà qui est fait, et bien
fait. Là, avec ce que je vous ai mis, je suis au moins tranquille
jusqu'en 2007.  Hélas, une fois n'étant pas coutume, je risque de
poster demain. Maudites vacances, me dites-vous. Vous n'avez pas tort.


21.4.05 01:39


Le grand retour du localier (2)

Et une autre photo, je retrouve plus l'article afférent, qui paraît aussi aujourd'hui...






Comme vous pouvez le voir, il était question d'échecs....

24.3.05 15:01


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