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Tiens, le revoilà, lui ?



Ce n'est pas parce que je n'écris plus qu'il faut croire que quand je le fais, je le fais mieux....

C'est
un fait, je n'écris plus des masses. Faute de temps, où disons question
de choix drastiques, dans un contexte temporel tendu du slip. Parce que
mon contexte temporel à un peu tendance à être tendu du slip, depuis
que je joue à apprendre le code tout en devenant correspondant local.

Encore un peu, et il va falloir que je renonce aux réunions bihebdomadaires du Club des Loosers et au record du monde de Flamingo Drive subséquent (alors qu'on est à peine 2kms en dessous....).

Mais
il est vrai que ce weblog a tendance à passer un peu à l'as derrière
toute cette débauche fébrile d'activisme digne d'un jeune sarkozien en
ESC. Dommage. Pour moi ? Pour vous ?

En plus (c'est peut-être
pas le thème), le weblog devient le phénomène de société du moment. Et
avec cette histoire de petite bloggueuse ado gothique (qui doit être un
troll partout en ce moment, pardon, j'ai pas le temps de lire non
plus), on a droit à une mini-polémique ridicule. J'ai entendu vendredi sur France 2 un psychiatre expert déclarer, à ce propos : "...ces
adolescents envoient sur leurs weblogs des messages de détresse, mais
l'internet est si vaste qu'ils ne reçoivent pas de réponse..."
.

L'internet
est si vaste...
C'est affreux, tu cries, tu cries, et rien, pas un
écho, queudalle... C'est grand, ici, hein ? Et puis c'est haut de
plafond. Du coup, c'est dur à chauffer...

J'aime ces journalistes qui font un sujet là-dessus sans se donner la peine minimale de taper "weblog" dans Google pour savoir ce que c'est, et ces psychiatres qui font pareil, et qui en rajoutent dans le ridicule.

Mais tout cela nous éloigne du sujet. Qui était que j'écris plus. Et bah si finalement ! Un post en dix jours, tout s'arrange !

Bref,
que faire ? Arrêter ? S'accrocher, en espérant que quelques fans
hagards continueront d'appuyer sans relâche sur la touche F5 de leur
clavier, spasmodiquement, durant des semaines, dans l'attente d'une
nouvelle note qui ne vient pas, d'une réponse, d'un écho absent dans le
grand silence froid de l'Internet si vaste....

Bon, j'exagère.

Alors, à votre avis, on arrête ? on continue ?

[...]

J'en attendais pas moins de vous....


1.2.05 00:13


Payé à la ligne

Suite à une suggestion hasardeuse d'un fan lui-même hagard, voici,
tenez-vous bien, mon premier article publié. Si. Et ça déchire grave....




J
e suis crevé, il est tard, tout comme d'habitude. Et en plus je n'ai
pas grand chose de mieux à écrire. Du coup, je vais m'en tenir à ce que
j'avais dit précedemment, et qui m'a été rappelé par un fan de base :
vous mettre en lignes les articles que j'écris.



Là, en l'occurence, il faut aimer. Le journalisme, faut commencer
petit, et savoir rester modeste. Et encore, vous échappez au
micro-trottoir... 



Bon, vous êtes vraiment certains que ça vous intéresse, l'état de l'immobilier quartier Championnet à Grenoble ?



 [...]



Oh, et puis après tout, c'est vous qui voyez. Mais faudra pas venir vous plaindre, après....













TENDANCE
DE L’IMMOBILIER


« Un
quartier très représentatif de l’immobilier grenoblois »


Proche de l’hyper centre, bien doté en
commerces et services de proximité, le quartier Championnet-Condorcet est très
demandé. « C’est un habitat de
cachet, la plupart des immeubles sont anciens, construits entre la fin du
dix-neuvième siècle et 1930. On y trouve des parquets, une grande hauteur sous
plafond »
, explique Jonathan Cohen, d’AGIL immobilier, une agence
située rue Lesdiguières. Le quartier attire en priorité une clientèle
relativement aisée, capable de s’aligner sur le prix : environ 2600 € le
m² à la vente, « dans la moyenne de
Grenoble »
, selon M. Cohen. Comme toute la ville, le secteur
Championnet-Condorcet connaît « beaucoup
de spéculation »
, et l’immobilier y a subi une hausse de 10 à 15 %
l’année dernière. Aujourd’hui, un F2 de 50m² y coûte autour de 125000 euros à
l’achat, entre 500 et 530 euros hors charge à la location.

«Il faut relativiser, éviter de tomber dans l’hystérie
collective »,
nuance Jean-Charles Bourgeat, directeur de Faure
Immobilier, également rue Lesdiguières. Pour lui, « tout ne se vend pas à se prix ». « C’est une question de standing
d’immeuble »,
explique-t-il. L’ancien a du cachet, mais il s’avère
parfois inconfortable : absence d’ascenseur, de double vitrage… Souvent,
il faut prévoir des travaux après l’achat. Ce qui diminue le prix de vente
d’autant. « C’est un excellent
quartier, qui a pris beaucoup de valeur, mais il y a le problème du
stationnement »,
poursuit-il. Difficile, il est vrai, de se garer autour
des places Championnet ou Condorcet. Pour lui, le quartier attire deux types de
publics : les personnes qui ne
peuvent pas aller dans l’hyper centre mais souhaitent rester en ville »,
d’une
part, et « les jeunes couples et les
étudiants »,
prêts à grimper des escaliers, d’autre part.

Pour ces derniers, il devient de plus en plus
difficile de trouver quelque chose dans le secteur. « Il y a peu d’immeubles neufs, et peu de rénovations,  donc peu de disponibilité », conclut
le directeur. Une tendance qui se généralise dans toute la ville.




Et là je me dis que dans 20 ans, je relirais ça avec émotion en me
disant que c'est mon premier papier publié. Et ça fait mal, un peu...



3.2.05 00:03


Améliorer sa productivité blogguienne...



... En faisant très vite un post, entre deux
trams, un cours et un nouveau reportage passionnant pour cet organe de
presse de référence qu'est le Dauphiné Libéré.


Et
oui, notre grand reporter de quartier, toujours sur la brèche, à la
pointe de l'évènement, va une nouvelle fois risquer sa vie pour la
cause de l'information, et donc de la démocratie. A 17h30, dans une de
ces cités où la police ne va plus, il couvre une présentation de
l'album réalisé par de jeunes sauvageons délinquants, pris en charge
par les p'tits gars de la Protection Judiciaire de la Jeunesse.

Y a du biscuit, là, coco. C'est du bon, ça.

En
attendant, je me lance péniblement dans une refonte de mes liens, qui
commencent sérieusement à sentir le moisi, en attendant une énième
modification de mise en page....

Sinon ca va ? Il vous a pas embêté ?



C'est pas de moi, mais c'est culte, alors je plagie...



3.2.05 17:11


De retour de mission, le survivant de l'enfer
accomplit son devoir d'information. Il publie son article. En
avant-première, pour vous. Sinon, demain ou samedi dans le Dauph'. Que
du bonheur...


Et
de deux... voilà donc la merveilleuse histoire de ces jeunes
délinquants touchés par la fibre artistique, grâce à quelques
éducateurs merveilleux.... C'est du lourd, ça coco.







  S’EVADER EN
MUSIQUE

 
Jeunes déliquants ou en grave
difficulté familiale, Michaël et six autres ont pu réaliser un album grâce au
soutien de la
Protection Judiciaire
de la Jeunesse et de l’association
Sasfé. Le disque, écrit avec l’aide du musicien Jean-Claude Brumaud, sera en
vente dés lundi prochain au Magic Bus.


 « Il y a tout ce que j’ai
vécu dans cette chanson. Elle parle d’une héroïne de BD, Luana. Comme moi, elle
a un côté bon et un côté mauvais, et elle essaie de rester du bon ».
Lorsqu’il évoque sa création, Michael, 21
ans, sourit, très fier de parler de ce titre, le premier de « Tourne Petite Vie », l’album
qu’il vient de réaliser. Michaël, Sokhom, Bouhabdella, Marie-Laure et les
autres sont pourtant loin de la
Star Ac
’. Jeunes délinquants ou victimes de graves
difficultés familiales, ils ont été placés par la Protection Judiciaire
de la Jeunesse (PJJ) au centre de La Poterne. Dans cette structure, a l’opposée des
« Centres Fermés », on met en valeur l’aspect éducatif. « On voulait leur donner de l’art, du
beau »,
raconte Gildas Le Luherne, l’un des deux éducateurs à la base
du projet, avec sa collègue Anne-Laure Dalle. Le principe : permettre aux
jeunes de mener à bien un projet artistique.

Dés novembre 2003, ils reçoivent
le soutien de l’association Sasfé, basée à La Villeneuve. Grâce
à elle, Gildas et Anne-Laure rentrent en contact avec Jean-Claude Brumaud,
membre des Barbarins Fourchus. Toutes les deux semaines, « JC »
retrouve une petite dizaine de jeunes pour les aider à écrire les paroles des
chansons. Il propose des mélodies, discute avec eux. « Ces ados sont en rupture. Le but, c’est de les valoriser, de
leur donner le goût de faire ».
Certains décrochent, mais un noyau dur
persiste, et le travail avance. De mars à juin 2004, ils composent quatre morceaux :
chansons françaises, rap et raï.

Pendant
l’été, c’est  de l’enregistrement. Au
théâtre des Barbarins, le 145, les chanteurs enchaînent les prises. Les autres
travaillent à la sérigraphie de l’album, avec l’artiste Marina Siakowski. Sasfé
et les éducateurs soutiennent et accompagnent le projet, gèrent les retards. L’album
est mis sous presse en septembre, tiré à 290 exemplaires.

Si
Sokhom, est retourné en prison depuis, cette année de travail artistique a
permis à Michaël « d’avancer dans la
vie ».
Aujourd’hui, il  a un
appartement, un travail. Il est autonome.


En faisant ce papier, j'ai appris encore pas mal de trucs. L'insistance
de la petite associative à me fourguer son papier pré-rédigé pour que
j'ai un topo, par exemple... Un jour, il faudra que je fasse un post
sur le journalisme et la communication. Et puis les choix implicites
qu'on fait facilement, de toujours voir les choses en positif dans ce
type d'articles.... Et puis (me souffle Maskim), le décalage entre ma
situation de correspondant payé ridiculement, qui débarque là-dedans,
et eux pour qui c'est super important. Du coup, il faut jongler entre
les consignes qu'ils donnent plus ou moins (citer tel ou tel, parler de
ça ou ça...) et son devoir d'objectivité (oui, je sais, c'est un papier
minable pour le Daubé, c'est pas la peine de sortir la panoplie
déontologique...). Mais on sent aussi une envie de médiatiser, de faire
savoir, complètement intégrée dans tout ce type d'actions...



En tous cas  on va essayer de retourner dans ce centre, pour voir autre chose....



Mais là, je vous laisse, j'ai réunion du Club des Loosers.



Bonne soirée.









 







3.2.05 23:22


De l'art de ne pas écrire ses lettres de motivation



Un post pas frais, puisque rédigé hier, mais la situation a peu évolué depuis....




E
t voilà. On est censé écrire des lettres de motivation, à la main,
parce qu'il paraît qu'il faut absolument, impérativement, sous peine de
mort professionnelle, puis sociale, puis hépatique, les gratter au Bic
; et on se retrouve à faire des semblants de recherches de références
pour des semblants de posts.

Première chose : j'ai changé ma
barre de liens, histoire de rester dans le top du hype de la blog
fashionitude (les dévoticons, en 2005, c'est tellement province...)

Ensuite, j'avais envie d'évoquer ces grands moments de débats proposés par nos élites politiques dimanche soir et lundi matin.

DIMANCHE,
pour fêter ses 50 piges, Sarko s'invitait chez Faugiel. Oh, il était
pas venu tout seul, le Nico. Il avait bien sur amené la Cécilia,
respendissante dans un T-Shirt moulant "The Beatles" (la com', c'est un
métier), mais surtout une cinquantaine de ces organismes
protocellulaires qu'on trouve parfois, au fond des écoles de commerces,
et qui répondent, au garde-à-vous, au nom collectif de "jeunes
militants UMP", qui étaient là pour faire la claque dés que le vilain
Faugiel s'en prenait un peu trop à leur idole.

Le Nico l'avait belle, préparé comme un skieur de fond à tout ce qu'on
pourrait lui demander. Et le pire, c'est que ça a marché : 4 millions de téléspectateurs pour admirer The Sarko Show on Tour, contre 7.5 millions qui ont tout de même préféré La Planète des Singes
au jeune babouin qui monte au sein du rocher de l'UMP, et qui compte
bien détrôner le mâle dominant de son siège tout en haut du caillou
présidentiel.

Et le petit Nicolas peut déjà compter sur le soutien d'un certain
nombre de fonctionnaires apparemment peu soucieux du devoir de réserve,
comme le préfet Claude Guéant, qui signe dans Le Figaro un éloge mouillé au Sarko, à ses idées. En toute objectivité : "Je suis convaincu que la passion qu'il a pour la France, sa formidable énergie, sa lucidité font de lui l'homme de l'avenir." Ca en serait presque émouvant.


HIER matin, étrange coïncidence, c'est Raffarin
qui était sur France Inter pour dire à tous ces feignants de salariés (il
paraît que le privé aussi s'y met, c'est un scandale) que les 35
heures, ils pouvaient les rouler, les plier et les mettre dans
l'orifice qu'ils jugeraient adéquat.

D'ailleurs, il ne veut même pas les voir, ces agents de la "négative attitude" qu'il combat. Remonté, il était, le Premier Ministre, quand il parlait du message que venaient de lui adresser près de 300.000 manifestants : "Je ne suis pas sourd, mais ce n'est pas parce qu'on écoute qu'on doit s'aligner". Raffarin, le dernier des rebelles. Et après ça veut restaurer la discipline à l'école. Avec des exemples pareils....

Parlant d'école, d'ailleurs, notre bon Premier Ministre a aussi volé au
secours de Fillon, dont la loi d'orientation est bien mal en point : "il faut que l'éducation nationale aille chercher au fond des enfants le talent". C'est une idée, ça, embaucher un Michaël Jackson par classe pour qu'il aille chercher... Pardon, c'est gras.

Bien.
Ca, c'est fait. Je peux retourner (joie) à la pénible rédaction
manuelle de ces bafouilles de motivatzione qui me font pour l'instant
surtout mal à la main.

A bientôt pour de nouveaux reportages exceptionnels de notre correspondant local.....






8.2.05 22:56


Pendant ce temps en Tchétchénie

En retard, mais
mieux vaut ça que jamais : une conférence sur la Tchétchénie la semaine
dernière, une autre à préparer, et un topo sur le conflit.



Jeudi, il a eu cette conférence organisée à Grenoble. En présence de Lida Yusupova,
avocate,  lauréate du prix Martin Ennals pour la défense des
droits de l'homme en avril 2004, qui s'emploie au sein de l'ONG Memorial,
à Grozny, à traquer des preuves des meurtres et des exactions commises
par les forces Russes sur les populations
civiles. Pour les terroriser, pour les faire fuir, peut-être, en tous
cas de manière stratégique et planifiée.

Il y avait aussi Joseph Dato, infirmier, coordinateur de Médecins du Monde pour le Caucase, co-auteur d'un livre
sur le conflit, venu une nouvelle fois dire qu'il n'y a pas loin à
aller pour trouver des avant-postes de la tyrannie. Il suffit de se
rendre au Conseil de l'Europe, dont la Russie est membre.

Question
- naïve - dans la salle : "à quand une intervention de l'ONU en
Tchétchénie". Et réponse instantanée : jamais. Jamais parce que la
Russie est membre du Conseil de Sécurité, et que la première faille de
l'ONU, c'est qu'elle ne peut par définition jamais agir contre les
intérêts de l'un des cinq membres du Conseil. Petit rappel (et une chronologie de référence ici)







En 1994 débute la première guerre de Tchétchénie. Cette république
russe du Caucase
, forte d'1 million d'habitants majoritairement  musulmans, vient de déclarer son indépendance, que Moscou refuse
Correction [merci Maskim] : Sous l'influence du général Djokar Doudaev
La Tchétchénie déclare son indépendance en 1991, en plein chaos à
Moscou. La guerre, qui intervient donc trois ans plus tard, est décidée
en partie pour des raisons de politique intérieure russe, et en partie
du fait de la division des tchétchènes eux-mêmes.







UNE OPERATION DE MAINTIEN DE L'ORDRE débute donc le 11 décembre 1994, censée durer trois jours.
Elle dure deux ans. Et fait entre 60 et 100.000 victimes. En mai 1997,
un accord intervient entre  le général Alexandre Lebed et
Aslan Maskhadov,
le chef des indépendantistes. C'est la fin de la guerre, et le retour à
la normale. Maskhadov est élu, sous contrôle de l'OSCE, président d'une
Tchétchénie indépendante.

Deuxième acte : parmi les
indépendantistes, un certain nombre se sont révélés très réceptifs aux
arguments des fondamentalistes wahabbites qui les financent. Au nom de
l'Islam, leur leader, Chamil Bassaïev, aidé d'un commandant Jordanien nommé Khattab,
"libère" quatre villages du Daghestan voisin le 7 août 1999, censément
pour créer un "imamat" islamique indépendant. En représailles, Vladimir Poutine,
chef des services secrets,  qui vient d'être nommé Premier
Ministre suite au limogeage de Sergueï Stépachine, fait bombarder des
villages Tchétchènes. En Russie, des attentats sont attribués aux
tchétchènes, historiquement méprisés par les russes. L'opinion est avec
Poutine, et les troupes russes se montent bientôt à 80.000 hommes, un
peu moins d'un pour dix tchétchènes.


LA SECONDE GUERRE



LES 18 ET 19 SEPTEMBRE 1999,
Moscou lance son "opération antiterroriste".  Le 1er octobre,
25.000 soldats entrent en Tchétchénie. La capitale, Grozny, bombardée,
est l'enjeu de combats de rues meurtriers. Les civils en sont expulsés.
Bassaïev, blessé à la jambe, est évacué en catastrophe en février 2000.
Les exactions
commises par les soldats russes se multiplient : enlèvements, viols,
tortures... La communauté internationale finit par réagir : le G8
appelle à un cessez-le-feu, et la Russie est privée de droit de vote au
Conseil de l'Europe en janvier 2000. En juin, Moscou nomme une
administration tchtchène pro-russe. A sa tête, l'ancien mufti Akhmad
Kadyrov
le président élu, Mashkadov, est en fuite.

N'ayant pu
gagner sur le terrain, certains indépendantistes Tchétchènes, gagnés au
wahabbisme, se lancent dans une stratégie d'attentats. La Russie
réplique par une stratégie de la terreur : le 22 janvier 2001, la
responsabilité de "l'opération anti-terroriste" passe au ministère de
l'Intérieur. La Russie est aussitôt
rétablie
dans ses droits
par le Conseil de l'Europe. En Tchétchénie,
des "camps de filtration" sont mis en place. Censés permettre le
repérage des terroristes, ils sont le  lieu d'exécutions et de torture de civils pris au hasard, ou presque.



L'ESCALADE DE LA TERREUR



LE
24 SEPTEMBRE 2001
, Poutine assimile dans un discours les
indépendantistes au terrorisme international. Le 23 octobre 2002, 
des rebelles tchétchènes prennent en otage plusieurs centaines de
spectateurs au théâtre de Moscou.
Les forces spéciales russes donnent l'assaut à l'aide de gaz de combat,
faisant des dizaines de victimes, dont les preneurs d'otage. La Russie
refuse toute négociation, s'enferme dans sa logique. En face, les
islamistes tchétchènes se radicalisent également. Fin décembre, un
attentat ravage le siège du gouvernement
pro-russe de Grozny, faisant des centaines de victimes. Les civils
fuient massivement dans les provinces voisines. En janvier 2003, on en
dénombre 150.000 en Ingouchie. Nathalie Nougaryède,
du Monde, publie un document émanant du gouvernement pro-russe, qui
évoque 200 éxecutions de civils par mois en 2002, des enlèvements et
des tortures fréquents.

Les attentats suicides, de plus en plus souvent commis par des femmes, s'amplifient. Le 9 mai 2004, Kadyrov est tué dans l'explosion d'une bombe. Le 1er septembre, les hommes de Bassaïev organisent une prise d'otage dans une école à Beslan,
en Ossétie du Nord. Plus de 1.300 personnes sont retenues prisonnières.
L'assaut des forces russes fait entre 300 et 700 victimes, dont nombre
d'enfants.

Le 3 février dernier, Bassaïev et de Mashradov proposent une trève. Moscou refuse.

On estime le bilan total de ces onze ans de guerre à plus de 80.000 victimes tchétchènes, presque 10 % de la population, et plus de 10.000 soldats russes.


Il y aurait beaucoup à dire sur les raisons de cette guerre, historiques, tout d'abord. Mais également économiques, et notamment sur les enjeux économiques et pétroliers
du Caucase. Je me garderai cependant de conclure, faute d'une
connaissance suffisante. Et me contenterai de ce rappel : Depuis 1994, Grozny se
trouve toujours à environ 2100 km de Paris, et la Russie est toujours membre du Conseil de l'Europe.











15.2.05 05:13





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